La lumière détruit l’art ?! Et le flash ?!


Et si je vous racontais la genèse de cette vidéo ?

Chaque vidéo que je vous présente a son histoire. Je ne produis pas de vidéos à la chaîne, je produis des vidéos parce qu’elles me plaisent, que j’ai quelque chose à y apprendre et parce que j’ai envie de partager cette expérience.

Je me suis dit que j’allais vous raconter la genèse des vidéos et leurs coulisses. Vous ne vous doutez sans doute pas de comment cela se passe de réaliser ce genre de vidéos avec le matériel et le temps que j’ai à disposition. Et de mon côté, comme ma mémoire et moi collaborons assez peu, cela me permettra de me souvenir comment cela se passait quand j’aurai tout oublié d’ici 2-3 semaines.

 

Tout a commencé, comme souvent, par une discussion. Alexandrine est une de mes partenaire de taekwondo et elle étudie en histoire de l’art. Elle est une des rares personnes de mon entourage à ne pas être en sciences dites “dures”, ce qui rend le partage des points de vue beaucoup plus riche.

Au détour d’une conversation qui portait donc sur l’art et la peinture, elle me racontait que les flashs n’étaient pas si nocif que ça pour les oeuvres.

Elle avait piqué mon intérêt. J’ai alors fait 2-3 recherches sur internet et ai trouvé beaucoup de sites qui confirment qu’effectivement, les flashs ne sont pas nocifs pour les œuvres. Mais aucune de ces sources n’était fiable. À ma demande, Alexandrine m’a alors mise en contact avec des restaurateurs de musée, pour que j’aille leur poser des questions.

Je suis finalement tombée sur Marie-Chantale Poisson, restauratrice au musée d’art contemporain de Montréal. On s’est appelées puis rencontrées au musée pour une pré-entrevue. Marie-Chantale a l’expérience de cet exercice, elle sait très bien vulgariser, elle a la bonne longueur de phrase pour garder mon intérêt et sait rebondir sur tous les sujets. Bref, elle sait faire et je suis passionnée par tout ce qu’elle me raconte.  

Par contre, son discours n’est pas tranché au sujet des flash. Clairement, je dois revoir l’angle de la vidéo. Il faut en trouver un autre.  En discutant (encore) autour de moi, je finis par penser à la toile que je vous présente au début de la vidéo. L’angle est trouvé.

Vient le jour du tournage. Sans doute un des plus pro que j’ai fait. J’ai un cameraman (Franck), deux enregistreurs de son (un pour elle, un pour moi), deux plans (un champ, contre champ qui respectent la règle des 180), un cameraman pour m’aider et mes questions prêtes, avec une pré-entrevue et une visite des lieux en amont.

Le tournage se passe à merveille. En 20 min, l’interview est bouclée, on prend alors quelques images du reste du lab et en 1h, emballez, c’est pesé. Seul hic, on avait interdiction de filmer les oeuvres pour des raisons de droits d’auteurs (d’autant plus dans un musée d’art contemporain où les artistes sont souvent bien vivants !). 

Je m’étais réservé le micro le plus pourri parce que c’est surtout elle qui importait. Je m’attends alors à un son moyen lorsque je parle et un bon son pour celui de Marie-Chantale. Misère. Mon son n’a pas marché. AUCUN enregistrement de ma voix. J’avais laissé le micro sur “on” toute la nuit avant et la batterie s’était vidée. Mon champ-contre champ devient alors inutile puisque je ne peux pas parler pendant ceux-ci. Il me faut alors ajouter des inserts tournés à postériori pour créer un lien entre tous les passages. Vous ne m’auriez jamais vus en face caméra si j’avais eu mes fichiers sons !

S’en suit une seconde mauvaise nouvelle. Le son de Marie Chantale est très bruité. Mais là, pas d’erreur de ma part, c’est juste la salle qui a une ventilation permanente qui provoque un fort bruit. Le son est tellement mauvais que j’ai du mal à faire le montage. Je me demande même si il faut recommencer le tournage. Finalement, après consultation auprès de “collègues” vidéastes, le son est améliorable. Je vais prendre mon mal en patience et monter le mauvais son (on corrige le son une fois que le montage est terminé en général).

La vidéo est revue par plusieurs personnes (Manuel, Franck, Hugo) puis je l’envoie à Aurélien, l’ingé son qui mixe le son des vidéos. Et comme à son habitude, Aurélien me renvoie un fichier nickel où le bruit de fond est suffisamment bien dissimulé pour que 99% des gens ne se rendent pas compte d’un manque de qualité. Du moins, j’espère ! À vous de me le dire…

 

Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.

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