La mesure de la pression artérielle

La tension/pression artérielle est un bon indicateur de la santé du système cardiovasculaire. La prise de la tension artérielle à l’aide d’un sphygmomanomètre aussi appelé le tensiomètre fait d’ailleurs parti des examens de routine des médecins.

L’appareil est constitué d’un brassard placé autour du bras. La détection de la pression se base sur le principe de pression transmurale mesurée avec une colonne de mercure. Ce principe est le même que quand on prend son pouls avec ses doigts : on essaie de détecter le passage du sang par les vibrations qu’il produit sur les parois vasculaires.

2011_02_01_sphygmomanometer

Figure 1: Sphygmomanomètre

Le rythme cardiaque est un rythme de pression oscillant qui dépend du remplissage du sang dans le cœur (diastole) et de son éjection dans le système circulatoire (systole). Ainsi, selon la phase adoptée par le cœur, la pression varie (figure 2).

La mesure se fait sur le bras non dominant juste au dessus du coude pour les mesures les plus courantes et se déroule en 3 étapes :

2011_02_01_pressionArterielle_cut

Figure 2 : Etapes pour la prise de mesure de la pression artérielle

1. Le brassard est gonflé jusqu’à appliquer une pression supérieure à la pression sanguine. Ainsi, le sang ne passe plus dans l’artère brachiale représentée sur la figure 3.

2011_02_01_artereBrachiale

Figure 3 : emplacement de l’artère brachiale

2. La pression du brassard est peu à peu réduite jusqu’à atteindre une pression à peine inférieure à la pression dite systolique. A ce moment là, l’artère brachiale s’ouvre et éjecte le sang rapidement. Ce jet de sang provoque une vibration caractéristique et perceptible avec le stethoscope au niveau du coude. Ce bruit est appelé le bruit de Korotkoff (un médecin russe du début du XXe siècle).

On regarde alors à quelle pression ce bruit apparaît. Pour une personne jeune en bonne santé, cela correspond à 120mmHg (soit 16kPa).

3. La pression du brassard continue d’être abaissée jusqu’au moment où l’artère brachiale ne passe plus d’un état fermé/ouvert mais un état continu. C’est donc la disparition des bruits de Korotkoff qui nous donne la deuxième partie de la pression sanguine.

On regarde alors à quelle pression ce bruit disparaît. Pour une personne jeune en bonne santé, cela correspond à 80mmHg (soit 10kPa).

Les deux mesures donnent alors la pression artérielle de 12/8.

L’interprétation est laissée au médecin qui évalue tous les paramètres qui entrent en jeu dans la variation de la pression sanguine.

Pour en savoir plus :

You may also like...

2 Responses

  1. juillet 23, 2013

    […] Dans un article précédent, on expliquait comment on mesurait la pression artérielle. Et bien il semblerait que le principe soit portable… Et il y a même de la concurrence ! […]

  2. décembre 7, 2014

    […] Sous-titre : Marianne Lalande———————–Articles de Scilabus reliés aux thèmes abordés :***La mesure de la pression artérielle : http://scilabus.com/2011/02/01/la-mesure-de-la-pression-arterielle/ […]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *